Auvergne laïque, dernière édition / ASSOCIATIONS

Amicale Laïque des Landais

Comme un poisson dans l'eau...

Si l'on remonte à la source de l'AL des Landais (quartier S.E. de Clermont), on arrive au 1er juin 1945, jour de naissance d'une équipe masculine senior de basket.
Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, l'ouverture, en 1961, de l'école Albert-Bayet va élargir un simple club sportif en Amicale Laïque de soutien à l'Ecole Publique.
En collaboration avec la municipalité de Clermont, l'AL des Landais va creuser profond puisqu'elle s'installe assez vite dans le sous-sol de l'école avec déjà à l'époque un magnifique labo-photo.
Au fil des années et du courant, des parents d'élèves et un comité des fêtes vont rejoindre l'Amicale.
Les années 70 seront prolifiques : presque 400 adhérents actifs, 80 honoraires, 15 sections (basket, ciné-club, gym, photo, ski, patinage, pétanque...) et la kermesse de l'école qui irriguera tout le quartier.

Mais on sait que la vie d'une Amicale n'est pas un long fleuve tranquille. Après la montée des eaux vient la décrue.
Celle des années 80 laissera sur le sable des sections entières, des enthousiasmes, des animateurs, des militants...
Si les méandres n'empêchent pas la rivière Amicale de suivre son cours, ils lui font perdre tout de même, dans les années 90, le contact avec les riverains du quartier (plus de kermesse) et avec l'école.
A contre-courant d'une société de consommation et de déresponsabilisation, l'AL des Landais ne va pas partir à vau-l'eau. Pour rester une association de quartier, un lieu de rencontre et d'animation pour tous, elle va se concentrer sur 4 ou 5 activités avec l'aide de la FAL et le soutien législatif pour l'USEP d'Albert-Bayet.
De cette cure d'amaigrissement bien involontaire, elle va renaître plus dynamique, plus motivée, et cette renaissance va se faire sous le signe du poisson d'aquarium.
A notre connaissance, l'ALL est la seule structure aquariophile véritablement « associative » de l'agglomération clermontoise (et certainement des AL du département).
Elle présente dans ses locaux en sous-sol un véritable « débit de poissons » avec une centaine d'espèces réparties dans 50 aquariums nécessitant quelques 5 m3 d'eau et pas mal d'électricité (dont le coût est pris en charge par la municipalité qui alloue, par ailleurs, une subvention de 1200 € par an).

Ces « moments des poissons » demandent un travail collectif permanent, impliquant les notions de base sur la surveillance des poissons exotiques et l'apprentissage de l'entretien d'un élevage, avec des ateliers de réalisation et restauration d'aquariums, la création de fiches techniques, l'abonnement à des revues, le contact avec d'autres clubs...
Les 15 membres bénévoles, sous l'égide de Jean-François Vidal, se réunissent 2 fois par semaine pour la bonne nage de cette organisation. Car pour que le poisson nage, disait Cousteau, il faut que le bénévole !
Comme volent aussi, tous les jeudis après-midi, les aiguilles du couvige des Landais (rassemblement de dentellières dans un but festif). Depuis 20 ans, Mme Suzy Abel-Coindoz initie 4 ou 5 personnes - par séance - à la technique de la dentelle sous toutes ses formes : aiguille(s), crochet, fuseaux et à la pratique du patchwork et point de croix.
L'activité regroupe des participants de niveaux divers mais de passion identique, avec partage des connaissances, participation aux journées d'échange de la FAL, recherches historiques et régionalistes, projets de visites... sans oublier les expos, les portes ouvertes, et tous les 2 ans, le couvige renommé de Chirac.
De fil en aiguille, l'escalade aussi en a besoin. Créée dans les années 1990, l'activité Escalade compte 24 membres (de 6 à 74 ans!) qui, motivés par « la grimpe » s'entraînent en gymnase ou en plein air, le mercredi pour tous niveaux, le jeudi pour les premiers de cordée.
Dans une ambiance conviviale, l'enseignant UFOLEP Pierre Germain - qui a déjà formé plus de 200 grimpeurs et animé des stages nationaux - essaie aussi, par l'intermédiaire des enfants (15), de remettre les parents au sport, au pied du mur, avec des sorties dans des sites souvent « pitonresques » (Rivalet, St Nectaire, Saurier, Vallée de Chaudefour ou de la Sioule...).
Ceux et celles qui n'ont pas d'atomes crochus avec la « grimpe », mais qui veulent garder la forme, peuvent opter pour la gym d'entretien, activité pour laquelle l'ALL a dû modifier sa culture associative en rémunérant une monitrice UFOLEP, qui, deux fois par semaine, permet à une quinzaine de personnes d’assouplir et renforcer leurs muscles.

« Une corde brisée aux doigts du guitariste » ... Les doigts de guitariste se font rares actuellement. Mais l'activité « Guitare » n'est pas mise à l'index. On pense qu'elle peut repartir, que ce bémol ne sera pas trop chromatique pour les dièses à venir.
De 1945 à 2008, la direction de l’Amicale était confiée à un président. Ce lourd fardeau va amener le Conseil d'administration à établir, en 2009, un « roulement des responsabilités », sous forme de gestion collégiale, plus à même de remotiver des gens qui chercheraient dans la ville chaleur humaine et convivialité.
Convivialité qui, pour nous, envoyés de la FAL, transformera, le temps d'un apéritif, « le débit de poissons, en débit de boissons ».
Ce n'est Quincy qu'on pouvait se quitter !