Bagbada, exploratrice des mondes imaginaires, déambule dans les salles du musée d’Art Roger Quilliot, admirant toiles anciennes, sculptures et objets du quotidien, curieuse de relier passé et présent.
Indice à reporter sur la carte aux trésors : BAGBADA

🖼️Le Musée d’Art Roger-Quilliot est le grand musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand.
Il se trouve place Louis Deteix, dans le quartier historique de Montferrand.
Installé dans un ancien couvent du 17ème siècle classé Monument historique, il propose un voyage à travers l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours.
Infos pratiques
📍 Adresse : place Louis Deteix, Clermont-Ferrand
♿ Accessibilité : ascenseurs, audioguides, locaux adaptés Personnes à Mobilité Réduite
🕒 Horaires variables selon la saison ; fermé le lundi et les jours fériés
👥 Visiteurs : environ 45 800 en 2024
🎟️ Label Musée de France
Histoire du lieu
- Le site a connu de nombreux usages :
- Cour des Aydes (1558-1630)
- Couvent des Ursulines (1637-1792)
- Séminaire, hôpital militaire, caserne, gendarmerie
- En 1983, la Ville rachète les bâtiments pour en faire le nouveau musée.
- Après rénovation par les architectes Adrien Fainsilber et Claude Gaillard, avec la verrière monumentale conçue par Peter Rice, le musée ouvre en 1992.
- En 1998, il prend le nom de Roger Quilliot (1925-1998), ancien maire de Clermont-Ferrand, ministre et sénateur.
Architecture du musée
- Un atrium central lumineux surmonté d’une grande verrière asymétrique.
- Jeux de passerelles et de rampes inspirés par Le Corbusier et Franck Lloyd Wright.
- Matériaux sobres : pierre de lave, granit du Tarn, plâtre blanc.
- Un parvis extérieur conçu comme une porte d’entrée de la ville.
👉 L’architecture mêle modernité et histoire, comme un dialogue entre passé et présent.
Les collections
Le MARQ conserve plus de 22 000 œuvres allant du 7ème au 20ème siècle.
- Art médiéval et gothique : Vierges romanes, sculptures d’églises auvergnates, frise des abbés de Mozac (XIIIe s.).
- Peinture 17ème-18ème siècles. : Philippe de Champaigne, François Boucher, Joseph Vernet, Jacques Blanchard.
- Paysages et 19ème siècle : Thomas Degeorge, Théodore Rousseau, Victor Charreton, Prosper Marilhat.
- Sculptures : Rodin, Géricault.
- Art moderne et contemporain : Soulages, Léger, Miró, Matisse, Vasarely, Dubuffet, Buffet.
- Une bibliothèque spécialisée accessible aux chercheurs et passionnés.
La vie du musée
Tout au long de l’année, le MARQ organise :
- expositions temporaires,
- conférences, concerts, projections,
- ateliers pour enfants et familles,
- visites guidées.
🏰 Le château disparu de Montferrand
Avant le musée, Montferrand possédait un château fort.
- Vers 1120, le comte d’Auvergne Guillaume 6 construit une forteresse dominant la Limagne.
- Autour du château, un bourg se développe : c’est la naissance de Montferrand.
- Son nom signifie “Mont grisâtre” (du mot occitan ferrant).
- Le château est démoli au 18ème siècle, après avoir servi de prison.
Aujourd’hui, il a disparu, mais il en reste des traces :
- une tour de défense rue du Château,
- la place Marcel-Sembat, dont la forme arrondie rappelle l’ancienne basse-cour,
- un pavement sombre dessine au sol la forme du donjon.
👉 Les enfants peuvent s’amuser à retrouver les traces du château : repérer la tour, suivre le contour du donjon et imaginer la forteresse médiévale.
Pourquoi visiter le MARQ et Montferrand ?
- Explorer un musée d’art exceptionnel, qui traverse les siècles.
- Découvrir un bâtiment moderne dans un ancien couvent chargé d’histoire.
- Partir sur les traces d’un château disparu au cœur du quartier.
Source : Villes et Pays d’Art et d’Histoire
Le musée d’art Roger-Quilliot à Montferrand, un couvent devenu musée.
Historique – De 1558 à 1630, un logis, « le palais vieux », abrite la Cour des Aydes (une juridiction). Transférée à Clermont lors de la réunion de Clermont et de Montferrand en 1630, 9 religieuses ursulines venues de leur couvent de Clermont investissent les lieux en 1638. Elles vont donner aux bâtiments l’aspect qu’on leur connaît aujourd’hui. Le musée conserve encore la grande chapelle construite entre 1702 et 1706 (inscrite MH 1986). Les sœurs sont chassées à la Révolution et remplacées, de 1801 à 1905, par le grand séminaire de Clermont-Ferrand, puis par une caserne d’infanterie, la caserne Battesti, et enfin après la Première Guerre Mondiale par la Gendarmerie. En 1983, la ville achète l’ensemble pour y installer le nouveau musée des Beaux-Arts.
La création du MARQ – Architectes Adrien Fainsilber (1932-), Claude Gaillard – Ingénieur Peter Rice (1935-1992). Adrien Fainsilber est diplômé de l’école des Beaux-Arts de Paris en 1960 et fortement inspiré par Le Corbusier, l’architecte finlandais Alvar Aalto (1898-1976) ainsi que l’américain Louis Khan (1901-1974). Les caractéristiques de son œuvre sont une prise en considération de l’environnement du projet, le rationalisme du plan, de la structure, les formes pures, les matériaux durables, la transparence, la fluidité des circulations et la luminosité. Il est l’auteur notamment de la cité des sciences de la Villette et avec Peter Rice de la Géode. Claude Gaillard est un architecte installé à Saint-Maurice-ès-Allier (63).
Le cahier des charges leur demandait d’intégrer le futur musée dans le tissu urbain du secteur sauvegardé de Montferrand (1964). Pour les architectes, la référence était le Palazzo Vecchio de Vérone réhabilité par l’architecte Carlo Scarpa. Chaque œuvre y est en résonnance avec les autres, aucune salle n’est fermée et l’œil peut se préparer à l’avance à ce qu’il va découvrir plus loin. À Montferrand, l’atrium est le centre de la mise en scène du musée. Sa forme irrégulière est dissimulée par un jeu de passerelles qui unifie tout l’ensemble. Les rampes sont inspirées par le travail de Le Corbusier (1887-1965) et Franck Lloyd Wright (1867-1959). Dans les fenêtres conservées des anciens corps de logis s’encadrent des œuvres, et ces baies rappellent des tableaux accrochés aux murs, clin d’œil à la muséographie historique. Les matériaux sont simples : pierre de lave, granit du Tarn, plâtre blanc. La grande verrière couvrant l’atrium est le morceau de bravoure du musée. Prouesse technique conçue par l’ingénieur Peter Rice, elle est complètement asymétrique et donne au musée une grande luminosité. Enfin, la création du parvis extérieur fait en sorte que l’entrée du musée devienne également l’entrée de la ville. Le musée est inauguré en 1993. En 1998, il prend le nom de Roger Quilliot (1925-1998), ancien maire de Clermont-Ferrand, ministre du logement et sénateur. Le MARQ bénéficie du label « Musée de France ».
Ancien château de Montferrand, place Marcel-Sembat
Vers 1120, le comte d’Auvergne Guillaume VI décide la construction d’un château sur une colline dominant la plaine de Limagne et défendue naturellement par deux bras de la Tiretaine. Rapidement, une petite bourgade se forme autour de la forteresse. Elle prend le nom de Montferrand. Ferrand est ici un adjectif, il s’agit donc du Mont Ferrand, ou Ferrant en Occitan. Au XIIe siècle, « ferrant » signifie de couleur grise, grisâtre. Montferrand signifie donc le Mont grisâtre.
Le château est démoli au XVIIIe siècle après avoir servi de prison.
Rue du château, on peut encore apercevoir une ancienne tour de défense de la muraille. La place Marcel-Sembat illustre par son espace arrondi la forme de l’ancien château-fort et de sa basse-cour. Sur le sol de la place Marcel-Sembat, un pavement sombre dessine la forme de l’ancien donjon.
Les enfants peuvent jouer à trouver les deux autres tours de la murailles et suivre en marchant le contour du donjon.