
N°480 – Mai-Juin 2019
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Deux femmes et deux hommes ayant incarné les valeurs de la France quand elle était à terre qui, en cette journée de […]
L’Association de Développement, d’Animation, de la Culture et des Loisirs (ADACL) a été créée le 20 janvier 1996. Elle est issue d’un […]
L’émancipation des femmes gagne du terrain et beaucoup de jeunes femmes au début du XXème siècle entreront dans l’enseignement surtout primaire ; dans le secondaire le mouvement sera plus tardif. Les premières femmes agrégées sont respectivement en 1912 Jeanne Raison en grammaire et en 1913 Marguerite Rouvière en sciences physiques et sortent de Normale Supérieure de Sèvres.
Étroitement associés aux rituels du deuil, les hommages posthumes sont vite dissipés par les exigences légitimes de la vie. Seuls les proches affrontent alors, pour le reste des jours, les épreuves de l’absence et de la séparation : « Au fond de moi, écrit un philosophe célèbre, pleure l’inconsolé ».
C’est pourquoi nous n’avons pas voulu laisser sans lendemain l’hommage rendu à notre ami Bernard Gilliet dans notre précédent numéro. Nous n’avons pas voulu que s’efface trop vite le souvenir de cette grande vie, ni de cet homme de bien.
Nous publions donc de très larges extraits du texte dont il est l’auteur et qu’il a consacré à l’évocation de son « enfance bourbonnaise » ; nous en avions présenté de brefs extraits dans le numéro précédent.
Le texte témoigne d’abord d’une profonde maîtrise – voire d’une culture – de notre langue et mérite ainsi d’être considéré comme une œuvre à part entière. Authentiquement autobiographique, ce texte atteint, au-delà de la démarche intime, une dimension universelle. Bien des femmes et des hommes pourraient en effet se reconnaître et se retrouver dans le tableau de cette enfance paysanne, condition majoritaire de la population française au début du siècle dernier. Ils y retrouveraient également la mémoire d’une histoire partagée, à la dimension de la vie quotidienne, au rythme des jours et des saisons : les lendemains du Front Populaire, le début de la mécanisation des campagnes, les luttes syndicales, la guerre et l’occupation.