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Les Mains de Jeanne-Marie Jeanne-Marie a des mains fortes,Mains sombres que l’été tanna,Mains pâles comme des mains mortes.— Sont-ce des mains de […]
Étroitement associés aux rituels du deuil, les hommages posthumes sont vite dissipés par les exigences légitimes de la vie. Seuls les proches affrontent alors, pour le reste des jours, les épreuves de l’absence et de la séparation : « Au fond de moi, écrit un philosophe célèbre, pleure l’inconsolé ».
C’est pourquoi nous n’avons pas voulu laisser sans lendemain l’hommage rendu à notre ami Bernard Gilliet dans notre précédent numéro. Nous n’avons pas voulu que s’efface trop vite le souvenir de cette grande vie, ni de cet homme de bien.
Nous publions donc de très larges extraits du texte dont il est l’auteur et qu’il a consacré à l’évocation de son « enfance bourbonnaise » ; nous en avions présenté de brefs extraits dans le numéro précédent.
Le texte témoigne d’abord d’une profonde maîtrise – voire d’une culture – de notre langue et mérite ainsi d’être considéré comme une œuvre à part entière. Authentiquement autobiographique, ce texte atteint, au-delà de la démarche intime, une dimension universelle. Bien des femmes et des hommes pourraient en effet se reconnaître et se retrouver dans le tableau de cette enfance paysanne, condition majoritaire de la population française au début du siècle dernier. Ils y retrouveraient également la mémoire d’une histoire partagée, à la dimension de la vie quotidienne, au rythme des jours et des saisons : les lendemains du Front Populaire, le début de la mécanisation des campagnes, les luttes syndicales, la guerre et l’occupation.
et Antoine son époux En cette journée de la Résistance le 5 juillet 2017, lors de l’hommage rendu à Simone Veil, aux […]
Le siècle des lumières (fin XVIIIème siècle) et son influence
Condorcet (1743-1794) est connu pour ses réflexion sur le droit et la peine de mort et sa passion pour l’éducation. Dans sa Théorie de l’égalité des sexes, il écrivait : « songez, messieurs qu’il s’agit des droits de la moitié du genre humain ».
Sous l’influence des philosophes et de encyclopédistes, au XVIIIème siècle les salons féminins se multiplient en France (Mme de Pompadour, Mme du Tencin, Mme de Staël) ils permettent aux femmes « éclairées », c’est-à-dire instruites, de jouer un rôle culturel, social voire politique et sont d’ailleurs plus admirés à l’étranger qu’en France même.
