Comme dans les deux numéros précédents, le texte qui suit est une contribution présentée et discutée au Cercle Condorcet au cours d’une des réunions consacrées au thème de « la violence dans la société ». L’ensemble des contributions sur ce thème seront réunies en un livret qui sera publié en septembre prochain et disponible en version numérique sur le site https://condorcetclermont.fr
Vous pourrez aussi être intéressé par
par Alain Roume Quelques réflexions et références C’est en lisant l’ouvrage de Caroline Fourest, paru en 2020 et intitulé « Génération offensée » et […]
Mardi 2 juillet dernier, s’est déroulée à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand, la traditionnelle cérémonie de valorisation des groupes d’activité culturelle […]
ou « Blaise au Far-West » André Malvezin, décembre 2020 Si l’on veut observer l’évolution de la violence dans la construction des sociétés humaines, […]
Étroitement associés aux rituels du deuil, les hommages posthumes sont vite dissipés par les exigences légitimes de la vie. Seuls les proches affrontent alors, pour le reste des jours, les épreuves de l’absence et de la séparation : « Au fond de moi, écrit un philosophe célèbre, pleure l’inconsolé ».
C’est pourquoi nous n’avons pas voulu laisser sans lendemain l’hommage rendu à notre ami Bernard Gilliet dans notre précédent numéro. Nous n’avons pas voulu que s’efface trop vite le souvenir de cette grande vie, ni de cet homme de bien.
Nous publions donc de très larges extraits du texte dont il est l’auteur et qu’il a consacré à l’évocation de son « enfance bourbonnaise » ; nous en avions présenté de brefs extraits dans le numéro précédent.
Le texte témoigne d’abord d’une profonde maîtrise – voire d’une culture – de notre langue et mérite ainsi d’être considéré comme une œuvre à part entière. Authentiquement autobiographique, ce texte atteint, au-delà de la démarche intime, une dimension universelle. Bien des femmes et des hommes pourraient en effet se reconnaître et se retrouver dans le tableau de cette enfance paysanne, condition majoritaire de la population française au début du siècle dernier. Ils y retrouveraient également la mémoire d’une histoire partagée, à la dimension de la vie quotidienne, au rythme des jours et des saisons : les lendemains du Front Populaire, le début de la mécanisation des campagnes, les luttes syndicales, la guerre et l’occupation.