Pendant plusieurs siècles, une conception sexiste – autant que simpliste – réduit les femmes – et cela depuis l'origine de l'humanité – au rôle prépondérant de la femme au foyer : véritable métaphore qui nous renvoie à des mœurs quasiment tribales. Elles sont sous le joug d’un chef « paterfamilias », seigneur ou mari. Les juristes, les penseurs approuvent cela, dans l’antiquité « leur faiblesse d’esprit légitime leur incapacité juridique» ; et les docteurs de l’église comme Saint Thomas d’Aquin la juge « incapable de tenir une position juridique » Jules Ferry lui-même, pourtant partisan de « l'école de filles » cantonnait les femmes à leur mission domestique, et même patriotique en fonction des tourmentes de l'histoire.
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Étroitement associés aux rituels du deuil, les hommages posthumes sont vite dissipés par les exigences légitimes de la vie. Seuls les proches affrontent alors, pour le reste des jours, les épreuves de l'absence et de la séparation : « Au fond de moi, écrit un philosophe célèbre, pleure l'inconsolé ».
C'est pourquoi nous n'avons pas voulu laisser sans lendemain l'hommage rendu à notre ami Bernard Gilliet dans notre précédent numéro. Nous n'avons pas voulu que s'efface trop vite le souvenir de cette grande vie, ni de cet homme de bien.
Nous publions donc de très larges extraits du texte dont il est l'auteur et qu'il a consacré à l'évocation de son « enfance bourbonnaise » ; nous en avions présenté de brefs extraits dans le numéro précédent.
Le texte témoigne d'abord d'une profonde maîtrise – voire d'une culture – de notre langue et mérite ainsi d'être considéré comme une œuvre à part entière. Authentiquement autobiographique, ce texte atteint, au-delà de la démarche intime, une dimension universelle. Bien des femmes et des hommes pourraient en effet se reconnaître et se retrouver dans le tableau de cette enfance paysanne, condition majoritaire de la population française au début du siècle dernier. Ils y retrouveraient également la mémoire d'une histoire partagée, à la dimension de la vie quotidienne, au rythme des jours et des saisons : les lendemains du Front Populaire, le début de la mécanisation des campagnes, les luttes syndicales, la guerre et l'occupation.
Dans le cadre (!) des rencontres départementales de Lire et faire lire, il a été proposé aux lecteurs qui le souhaitaient de prendre la pose afin de présenter l’album jeunesse qu’ils aimaient particulièrement partager avec leur jeune auditoire. Avec les remerciements de Fotografix.
Rares sont les écrivains qui se sont déclarés favorables à la Commune. Victor Hugo lui-même, qui écrivit « l'année terrible » dans laquelle il évoque les événements de la semaine sanglante, avait une position équivoque ; il accueille cependant dans son refuge à Bruxelles les réfugiés fuyant la répression des Versaillais.
Sevré de rencontres sportives à organiser si ce n’est en « virtuel » et soucieux de poursuivre son action en accompagnant les associations d’écoles, en outillant les enseignants et en permettant aux enfants de maintenir une activité physique, le Comité USEP 63 s’inspirant d’une action menée en Haute-Garonne a pris contact avec les Restos du Cœur du département en fin d’année 2020, pour mettre en place une « course solidaire » dont le principe essentiel était de « courir pour les autres ».
Intégrant les consignes sanitaires, les ateliers se sont serrés les coudes pour ne pas perdre la connexion ! Aussi, les visioconférences nous réunissaient régulièrement pour garder le moral, et avancer dans nos projets. Cela nous a permis de prendre le temps d’échanger à chaque début de séance : extérioriser à notre bon vouloir peines et joies, écouter les uns et les autres, répéter les scènes, et tenir bon. Les Zwizz préparent « Comme deux gouttes d’eau qui font déborder le vase » de Victorien […]
Un projet artistique et citoyen mené avec la classe de 1ère STAV du lycée agricole Louis Pasteur de Marmilhat à Lempdes, l’artiste Jacques Moiroud, la Ligue 63 et financé par la Région Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre des projets « Découverte Régions » dans la thématique « Responsabilité citoyenne et santé ». Retour sur le projet du côté de l’enseignante d’Education Socioculturelle Il s’agit d’un projet abouti malgré la période chaotique, qu’en tant qu’enseignante d’Education socio-culturelle, je suis très fière […]
La presse quotidienne régionale vient de nous en informer : dans le cadre de la loi sur le bien-être animal, la vente d’animaux pourrait être bientôt interdite dans les animalerie. Certes. Mais cette loi pourrait aussi porter atteinte à une discipline des plus anciennes inscrite aux jeux olympiques : il est probable que disparaisse du programme des rencontres de Tokyo l’emblématique épreuve du lancer du chat-à-vélo. Tout fout le camp !
Un matin de l’année 1929, une jeune fille pleure dans la cour de l’École Normale Supérieure à l’annonce qu’une révolte de paysans chinois a été écrasée dans le sang. Simone de Beauvoir, impressionnée par ces larmes, en témoignera dans ses mémoires. La normalienne en larmes, c’est Simone Weil. Son immense compassion pour tous les opprimés va déterminer les engagements de toute sa vie. Au cours de l’hiver 1932/33, alors qu’elle est professeur de philosophie au lycée du Puy (qui porte […]
Avocate, militante féministe et femme politique Gisèle Halimi vient de décéder. Celle qui voulait mourir « les yeux ouverts » a consacré toute sa vie à lutter contre tout ce qui portait atteinte à la liberté et à l’intégrité des femmes, en particulier à la libre disposition de leur corps. Elle militera ardemment pour la liberté de l’avortement, au côté de Simone de Beauvoir, et contribuera ainsi à l’évolution de la législation vers la loi Veil sur l’IVG : Le titre d’un de ses livres, « la cause des femmes » la […]